10 jours de Téchouva

 

Les 10 jours de Téchouva, pouvant être traduits par jours de retour à D.ieu, débutent 

à Roch Hachana et se terminent à Yom Kippour inclus.

Le jour de Roch Hachana, D.ieu inscrit chaque juif dans le Livre de la vie.

Sa décision finale est néanmoins scellée le jour de Yom Kippour.

Lors de ces 10 jours, il est donné à chacun la possibilité de se rapprocher de soi,

de son prochain et de D.ieu. Le rapprochement divin y est à ce moment là facilité et 

c'est pourquoi l’effort spirituel doit être plus intense.

Comment se rapprocher de D.ieu ? 

3 chemins auxquels D.ieu ne demeure pas insensible : 

l’étude de la Torah

la prière 

la tsédaka

Vous le faîtes déjà...

Et pourtant, ne pouvons-nous pas diversifier nos études, prier régulièrement à la synagogue, lire davantage de Psaumes, développer sa Tsédaka... 

Les Kapparot 

Pouvant être traduites par expiations, les kapparot relèvent d'une coutume ancestrale initiée durant la période des 10 jours

de pénitence entre Roch Hachana et Yom Kippour. Idéalement, les kapparot sont réalisées la veille de Yom Kippour, 

peu avant l'aube, moment propice où réside le fil de bonté divine.

Ce rite symbolique consiste à faire tourner un poulet 3 fois au-dessus de la tête en récitant une prière. 

Prière lors de laquelle il est demandé à D.ieu de transférer nos éventuels mauvais décrets sur ce poulet, 

par le mérite de la mitsva de charité.

La volaille est ensuite abattue et sa valeur monétaire ou le poulet lui-même est donné aux pauvres.

Pourquoi un poulet en guise de kapparot ? 

# une lecture étymologique de ce rite permet de donner une explication à cette coutume

   en effet, en araméen, un coq est appelé guéver. En hébreu, un guéver est un homme

   la symbolique consiste donc à substituer le guéver (homme) au guéver (coq) afin de procéder à l'expiation

# le poulet est une volaille communément répandue et à un prix généralement accessible au plus grand nombre

# à l'époque du Temple, le poulet n'était pas une espèce offerte en sacrifice, c'est pourquoi, les kapparot ne doivent pas être considérées comme           telles mais bien comme une expiation, c'est-à-dire un moyen pour obtenir le pardon divin

Il est de coutume de choisir des poulets blancs ; coutume initiée par référence au verset d'Isaïe 1,18 : « Si vos péchés s’avèrent rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige. »

Les poulets noirs sont proscrits car le noir incarne la sévérité et la rigueur que l'on souhaite exempts du jugement divin. Les poulets ayant un défaut ou une blessure ne sont pas sélectionnés au moment des kapparot afin d'avoir le poulet le plus parfait, à l'instar de notre démarche de demande de pardon divin, entière et sincère.  

Il est choisi un coq pour un homme ou un garçon et une poule pour une femme ou une fille.

Si pour des raisons de problématiques financières, les kapparot ne peuvent être effectuées ; il est alors d'usage d'utiliser en même temps le même poulet pour plusieurs personnes. 

Au sein d'une famille, les Kapparot peuvent être effectuées avec deux poulets : un mâle pour les garçons et une poule pour les filles.

Une femme enceinte procède aux Kapparot avec trois poulets, deux poules et un coq : une poule pour elle-même et l’autre poule et le coq pour l’enfant qu’elle porte dont le sexe n’est pas connu. Si cela est trop onéreux, une poule et un coq suffisent car si l’enfant est une fille, elle partage la poule de sa mère.

S’il n'est pas possible de se procurer des poulets vivants, on peut alors recourir à d’autres volailles cachères à l'exception des colombes et des pigeons, offerts en sacrifice au Temple.

Certains utilisent des poissons cachères vivants. D’autres accomplissent le rite entier avec de l’argent et donne ensuite cet argent de la valeur d'au minimum un poulet aux personnes nécessiteuses ou associations caritatives.

Le déroulement  

 

# prenez le poulet dans vos mains et récitez le premier paragraphe débutant par « Benei Adam... »
# en récitant le début du second paragraphe, faites tourner le poulet trois fois au-dessus de votre tête :

       . la première fois en disant « Zeh ‘halifati » ; « Ceci est mon remplacement »

       la deuxième fois en disant « Zeh temourati » ; « Ceci est mon substitut »

       la troisième fois en disant « Zeh kaparati » ; « Ceci est mon expiation »
# répétez la lecture des deux paragraphes encore deux fois, ce qui revient donc à faire tourner le poulet en tout neuf fois
# amenez le poulet au cho’het, l’abatteur rituel, qui abat le poulet
# c’est alors l’occasion d’accomplir une mitsva assez rare ; celle de recouvrir le sang d’un oiseau rituellement abattu.

    prendre une poignée de terre, dont une quantité est généralement préparée à cet effet près du cho’het et récitez la bénédiction suivante

    avant d’en couvrir le sang qui a coulé :
    Baroukh Ata Ado-naï Élo-heinou Melekh haolam achère kidéchanou bemitsvotav vétsivanou al kissouï dam beafar

    Béni sois-Tu Éternel notre D.ieu, Roi de l’univers, qui nous a sanctifié par Ses commandements et nous a commandé concernant le recouvrement        du sang par de la terre

Si vous êtes réticent à tenir un poulet vivant dans vos mains, quelqu’un d’autre peut le tenir et le tourner au-dessus de votre tête.

Les plus petits enfants sont traditionnellement emmenés aux Kapparot et l’un des parents fait tourner le poulet au-dessus de la tête de chaque enfant en disant : « Ceci est ton remplacement, ceci est ton substitut, ceci est ton expiation... »

On suit le même processus, hormis l’abattage rituel, lorsque l’on utilise des poissons ou de l’argent pour faire les Kapparot.

N'hésitez pas à contacter le Beth Habad Marseille centre pour avoir plus d'informations au sujet des kapparot et accomplir cette mitsva.


L'office du matin
 

Dans de nombreuses communautés, il est de coutume de réciter des Seli’hot avant l’office du matin de la veille de Yom Kippour, comme lors de tous les jours entre Roch Hachana et Yom Kipppour.

Le psaume Mizmor LeTodah et les ta’hanoun (confessions et supplications) ne sont pas lues lors de la prière du matin car le jour qui précède Yom Kippour est considéré comme une fête et ces prières de par leur objet ne concourent pas en ce sens.

Avant le jeûne

Le jour qui précède Yom Kippour est un un jour festif.

Car, bien que nous nous tenions prêts à comparaître devant le tribunal céleste pour nos actions de l’année écoulée, nous sommes confiants dans le fait que D.ieu est un juge miséricordieux, et qu’Il décrètera pour nous une année de vie, de bonne santé et de prospérité.

C’est une mitsva de manger et de boire en abondance.

Deux repas sont consommés, le premier le matin, ou en début d’après-midi, et le second, le « repas de séparation » (séouda hamafséket), juste avant le début de Yom Kippour. Ce sont des repas de fête lors desquels nous trempons la ‘hallah dans le miel.

En ce jour, il convient de consommer des aliments légers, faciles à digérer, comme du poisson ou du poulet.

Dans de nombreuses communautés, il est de coutume de consommer des kreplakh ; raviolis triangulaires farcis à la viande hachée. La viande symbolise la sévérité et la pâte représente la bienveillance. En préparation au Jour du Jugement, nous « recouvrons » la sévérité avec la bienveillance.

Demander Pardon 

À Yom Kippour, D.ieu dans Sa clémence efface tous les péchés commis « devant D.ieu » mais pas les péchés commis envers notre prochain.

C'est pourquoi, si nous voulons sortir de ce jour totalement exempts de tout péché, nous devons en premier lieu solliciter le pardon de toute personne à qui nous avons pu causer du tord ; tord physique, émotionnel ou financier.

S'il s'agit d'un dommage financier, à la demande de pardon doit être ajoutée la réparation du préjudice financier.

De même que la personne ayant commis l’offense est enjointe de rechercher sincèrement le pardon, la victime doit pardonner de bon cœur,

à condition qu’elle soit sûre du caractère sincère de la demande.

Comment demander pardon ?

Préciser les faits pour lesquels on demande pardon, sauf dans le cas où cela causerait une gêne supplémentaire à la victime.
Si la personne offensée refuse d’accorder son pardon, la personne ayant commis l’offense devra venir la voir à cet effet à plusieurs reprises, en étant accompagnée à chaque fois de quelques amis, pour que ceux-ci tentent de convaincre la victime de la sincérité de l’offenseur.


Si la personne à qui vous avez causé du tort est décédée et que sa sépulture est à proximité, réunissez un minyan (dix hommes bar-mitsva) sur place et implorez son pardon. Si sa tombe n’est pas proche, vous pouvez demander à quelqu’un de cette ville de rassembler un minyan et d’y demander son pardon en votre nom.

Le mikvé

La journée précédant le début de Yom Kippour, tous les hommes doivent s’immerger dans un mikvé, bain rituel.

Dans certaines communautés, les femmes se trempent également au mikvé.

Pourquoi ?

# pour être rituellement pur en préparation au jour le plus saint de l’année
# car l’immersion symbolise la conversion.

    tout comme le converti s’immerge dans un mikvé et devient ainsi une « nouvelle personne », notre intention est de faire téchouva et de devenir

    une nouvelle personne.

    dans de nombreuses communautés hassidiques, les hommes ont la coutume de se tremper au mikvé trois fois en ce jour : une fois avant la prière 

    du matin, une fois avant la prière de l’après-midi puis de nouveau avant le dernier repas, immédiatement avant Yom Kippour.

Le leka’h


Il est de coutume de demander et de recevoir du « leka’h » (gâteau au miel symbolisant une douce année), généralement d'un maître ou d'un parent, le jour qui précède Yom Kippour.

Pourquoi cette coutume du Leka'h ? Car si jamais D.ieu a décrété que l'on doive recevoir une aumône de quelqu'un au cours de l'année à venir, par cette action, nous espérons annuler ce décret divin en ayant demandé cette nourriture.

Le Rabbi de Loubavitch ajoute à cela une explication plus profonde :  « demander du leka’h » la veille de Yom Kippour éveille en nous la conscience que toute la subsistance reçue au cours de l’année, y compris celle acquise supposément à travers nos efforts, est en réalité un don de D.ieu.

Don accordé en réponse à nos demandes quotidiennes à « Celui qui nourrit le monde entier dans Sa bonté, avec grâce, bienveillance et compassion » (texte de la première bénédiction des actions de grâce après le repas, le Birkat Hamazone).

Par ailleurs, pour avoir une seconde chance, le Rabbi distribuait du leka'h le jour de Hochaana Rabba, dernier jour de Soukkot achevant la période du jugement final, à ceux qui n'en avait pas reçu avant Yom Kippour.

La prière de l’après-midi
 

Min’ha, l’office de l’après-midi, est célébré relativement tôt pour donner à tous suffisamment de temps pour rentrer chez soi et consommer le repas de séparation. Vêtus des habits de fête, tous se rendent à la prière de Min’ha.

Avant Min’ha, les hommes ont la coutume d’être « flagellés ».

Ces coups symboliques rendent la personne humble et lui rappellent la nécessité de se repentir.

Celui qui reçoit la flagellation s’agenouille face au nord en ne mettant qu’un genou à terre.

Au moyen d’une lanière ou d’une ceinture de cuir, quelqu’un lui administre 39 « coups de fouet » (des petites tapes) sur le dos.

La première tape sur l’épaule droite, la seconde sur la gauche, la troisième dans le creux du dos (au milieu, en bas), puis reprend cette séquence jusqu’à ce que les 39 tapes aient été administrées.

Pendant la flagellation, aussi bien celui qui donne les « coups » que celui qui les reçoit récite le verset suivant à 3 reprises (le verset contient 13 mots), un mot à chaque « coup » :

והוא רחום יכפר עון ולא ישחית והרבה להשיב אפו ולא יעיר כל חמת

Vehou ra'houm yekhapère avone velo yach'hit vé-irba léhachiv apo vélo yaïr kol 'hamato

Et Lui qui est miséricordieux, Il pardonne la faute et ne détruit pas ; Il abonde à retenir Son courroux et ne réveille pas toute Sa colère

Psaumes 78, 38

Les spécificités durant cette prière

Lors de la prière de l’après-midi, les passages de Achamnou et Al ‘het sont récités avant la conclusion de la Amidah (mais pas par l’officiant lors de la répétition de la Amidah).

Ces prières essentielles de Yom Kippour seront répétées maintes fois au cours de la fête.

Les ta’hanoun (confession et supplications) de même que Avinou Malkénou ne sont pas récités après la répétition de la Amidah.

La charité

Il est de coutume de donner la tsédaka (charité) généreusement et abondamment le jour qui précède

Yom Kippour. La tsédaka est une grande source de mérite et constitue une protection contre

les mauvais décrets.

Quand le Rabbi pénétrait dans la synagogue pour la prière de min’ha de ce jour, il portait dans ses

mains un sac de pièces. Les tables étaient recouvertes de centaines de boites et assiettes de charité

pour nourrir les nécessiteux, aider les jeunes filles pauvres à se marier, financer des écoles, participer aux campagnes des mitsvot...

Méthodiquement, le Rabbi mettait une pièce dans chaque boite, chaque assiette.

Le repas de séparation
 

Le dernier repas de la journée est pris avant le coucher du soleil.

Il est appelé séouda hamafseket, le « repas de séparation », qui sépare les jours de la semaine du jour le plus saint de l’année.

Il doit être célébré comme un repas de fête ; à cette occasion, la hallah est trempée dans le miel.

Il est de coutume de consommer des aliments digestes tels du poulet, de la soupe et à proscrire l'alcool ou bien encore le poisson.

Si l’on souhaite manger après avoir terminé ce repas, il faudra garder à l’esprit en récitant les Actions de Grâce après le repas que l’on a l’intention de manger ou de boire jusqu’au début du jeûne.

Il convient d’arrêter de manger à l’heure de l’allumage des bougies.

Bénir ses enfants

Il est de coutume que les parents bénissent leurs enfants juste avant le début du jeûne.

Il n’y a pas de formule précise mais il est communément dit :

# pour un fils : Yessimekha Elokim keEphraïm vekiMénaché - Puisse D.ieu te faire devenir comme Éphraïm et Manassé

pour une fille : Yessimekh Elokim keSarah, Rivka, Ra'hel veLéa - Puisse D.ieu te faire devenir comme Sarah, Rébecca, Rachel et Léa

Vayedabèr Ado-naï èl Moché lémor : Dabère èl Aharone véèl banav lémor : Ko tévarekhou ète benei Yisraël amor lahem :

Yévarekhekha Ado-naï, veyichmerekha. Yaèr Ado-naï panav eilekha vi'hounéka yissa Ado-naï panav eilekha véyassem lekha chalom

Vessamou ète chemi al benei Yisraël vaani avareikhem

Et l’Éternel parla à Moïse en disant : Parle à Aaron et à ses fils et dis-leur : C’est ainsi que vous bénirez les enfants d’Israël, en leur disant :

Que l’Éternel te bénisse et te protège. Que l’Éternel fasse rayonner Sa face vers toi et te prenne en grâce. Que l’Éternel dirige Sa face vers toi et qu’Il t’accorde la paix. Et ils placeront Mon nom sur les enfants d’Israël et Je les bénirai.

Allumez les bougies de la fête

 

 

 

 

 


 

 

 

Les filles et toutes les femmes de la maison (ou s'il n'y a pas de femme dans la maison, le chef de famille) allument les bougies au moins 18 minutes avant le coucher du soleil et récitent les bénédictions suivantes :

Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou mélèkh haolam achère kidéchanou bémitsvotav vétsivanou lehadlik nèr chel (si Yom Kippour tombe Chabbat,

   ajouter : Chabbat vechel) Yom HaKipourim

   Béni sois-Tu Éternel notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifié par Ses commandements et nous a commandé d'allumer la bougie de (si Yom       Kippour tombe Chabbat, ajouter : Chabbat et de) Yom Kippour

Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou mélèkh haolam chéhé'héyanou vekiyémanou vehiguiyanou lizmane hazé

   Béni sois-Tu Éternel notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a fait vivre, nous a fait exister et nous a fait parvenir à ce moment

Le déroulement de Yom Kippour, étape par étape

les femmes et les jeunes filles allument les bougies de la fête avant le coucher du soleil

revêtir des vêtements de fêtes 

      la coutume la plus communément répandue consiste à porter des habits blancs ; jour durant lequel nous sommes comparés à des anges

      les hommes mariés ashkénazes portent traditionnellement une simple robe blanche appelée kittel, linceul.

        Porter ce vêtement traditionnel permet de rappeler sa mortalité et incite au repentir

     ne pas porter de chaussures en cuir

# prier à la synagogue

       porter le talith (châle de prière) durant tous les offices de kippour

       acheter l’honneur de porter le premier rouleau de la Torah est une grande mitzva 

       extraire tous les rouleaux de la Torah de l’Arche et avancer en procession vers la la table de lecture sans omettre d'embrasser la Torah

       commencer idéalement le Kol Nidrei avant le coucher du soleil

 # la prière de kol nidrei 

       le chantre répète cette prière à trois reprises, à chaque fois sur une note plus haute

       les fidèles lisent avec le chantre, à voix basse

       la prière est terminée par la bénédiction « Chéhé’hiyanou » dans laquelle nous remercions D.ieu de « nous avoir donné la vie, de nous avoir 

         soutenus et de nous avoir permis d’atteindre cette occasion » ; bénédiction récitée à l’occasion de chaque fête, mais généralement après le

         kiddouch du soir. À Yom Kippour, du fait qu’il n’y a pas de kiddouch, la bénédiction a été incluse dans la prière. Les femmes et les jeunes filles

         présentes à la synagogue ne récitent pas cette bénédiction avec la congrégation car elles l’ont déjà récitée lors de l’allumage des bougies de la

         fête. Dans la plupart des communautés, le rabbin fait un sermon à ce moment suivi d’un appel aux dons car la charité a le pouvoir d’évoquer la 

         miséricorde céleste

 # l'office du soir
       nous récitons à haute voix le second verset du Chéma ; « Baroukh chem kevod... », « Béni soit le Nom de la gloire de Ton règne à jamais » alors           que tout au long de l’année, cette bénédiction est récitée à voix basse car elle a été « volée » aux anges. Cependant, à Yom Kippour, nous

         sommes semblables aux anges, et nous pouvons ainsi, comme les anges, le réciter à haute voix.

       la Amida de Yom Kippour intègre une longue confession des péchés. A chaque péché que nous confessons, nous frappons légèrement de notre           poing notre poitrine à l’endroit du cœur, siège de nos passions et de nos pulsions. La confession est répétée plut tard, après la Amida, avec toute

         la congrégation. Cette double confession est répétée durant toutes les prières de la journée, à l’exception de la prière finale de Néïlah

       de nombreuses communautés ont la coutume de réciter le livre des Psaumes en entier après l’office du soir

 # le matin et le début d'après-midi

       lecture des passages de la Torah relatifs au service particulier de Yom Kippour dans le Saint Temple
       la durée de ces offices est d'environ 6 heures

       la Haftara aborde les notions de repentance et de jeûne qui sont le thème central du jour de Yom Kippour

       l’office de Yizkor permet d'implorer D.ieu de rappeler avec bienveillance les âmes de nos chers disparus ; ceux dont les deux parents sont

         encore en vie sortent de la synagogue pour la durée de cette brève prière

       durant l’office de Moussaf est lue la Avodah ; un récit détaillé du service de Yom Kippour dans le Temple, dont le point culminant était l’entrée

         du grand prêtre dans le Saint des Saints. Au cours de la Avodah, nous évoquons à trois reprises comment le grand prêtre prononçait le nom

         ineffable de D.ieu, pendant que les Juifs assemblés, se prosternaient à terre. En lisant ces passages, nous nous prosternons nous aussi, en nous

         appuyant sur les mains et les genoux, tout en implorant D.ieu de restaurer le service du Temple avec la venue de Machia’h

       vers la fin du Moussaf, les kohanim (prêtres) font la bénédiction sacerdotale

 # la fin d'après-midi

       la prière de Min’ha a lieu environ 1h30 avant le coucher du soleil

       l’office commence par la lecture de la Torah durant lequel est mentionné la pureté de la vie juive et l'importance de ne pas se livrer à des 

         pratiques immorales

       pendant la Haftara, le Livre de Jonas est lu car il délivre un message sur l’importance de la repentance et de la prière

     la prière de Néïlah, signifiant « verrouillage » porte le message que les portes du Ciel, qui étaient ouvertes toute la journée, vont se fermer, avec             nous à l’intérieur. Pendant cette prière, nous avons la possibilité d’accéder au niveau le plus essentiel de notre âme, le niveau qui est dans un

         état d’unité absolue avec son Créateur. L’Arche Sainte demeure ouverte pendant toute la durée de l’office

       le choffar (corne de bélier) est sonné : un long son de triomphe qui marque la fin de la journée sainte avec la totale confiance que D.ieu

         nous a tous scellés pour une merveilleuse année dans laquelle nous connaîtrons la rédemption tant attendue

Quelques lois relatives à la fête
 
À Yom Kippour, la Torah nous commande de nous « affliger », ce qui signifie s’abstenir d’un certain nombre de comportements matériels car
 nous sommes comparés aux anges et n’avons donc aucun besoin matériel ; cela permet également de manifester la profondeur de notre regret pour nos fautes passées.

Libéré des contraintes matérielles, la plus grande partie du jour est passé à la synagogue, consacrée au repentir et à la prière.

Depuis le coucher du soleil la veille de la fête jusqu’à la tombée de la nuit le lendemain, il est interdit de :

# manger et boire

      pour tous les adultes, y compris pour les femmes enceintes et qui allaitent

      il est recommandé d'inciter les enfants à partir de 9 ans à jeûner pour une courte durée   

      les personnes malades, ayant récemment accouchées, devant prendre un traitement médical ou une personne âgée pour qui il est difficile de

        jeûner doit consulter un rabbin pour savoir comment faire  ; celui qui est en bonne santé accomplit une mitsva en jeûnant, celui qui est malade              fait une mitsva en mangeant. La personne malade récite alors la prière suivante avant de manger à Yom Kippour : " Me voici prêt(e) à accomplir

        la mitsva de manger et de boire à Yom Kippour, conformément à ce que Tu as inscrit dans Ta Torah : « Vous observerez Mes statuts et Mes

        préceptes, qu’un homme accomplira et il vivra avec eux. Je suis l’Éternel. » Par le mérite de l’accomplissement de cette mitsva, scelle [mon sort]

        et [celui de] tous les malades de Ta nation Israël, pour une complète guérison. Puissé-je mériter le prochain Yom Kippour d’accomplir de

        nouveau [la mitsva de] « vous vous affligerez [à Yom Kippour] ». Puisse ceci être Ta volonté. Amen."
# porter des chaussures en cuir

       porter une ceinture de cuir, une kippah ou une veste en cuir ne pose pas de problème
# se baigner, se laver

       à l'exception de se rincer les mains en sortant des toilettes, de rincer avec de l'eau froide l'endroit où l'on s'est sali, de faire les ablutions rituelles

       matinales jusqu'en haut des doigts, de se laver les mains avant de manipuler de la nourriture. Consulter un rabbin lorsqu'il s'agit de se laver pour

       raisons de santé
# s’appliquer des crèmes et des lotions
# développer toute forme d’intimité conjugale

L'  essentiel

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

offices | services religieux | action sociale

22 rue St Suffren - 13006 Marseille